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pierre jourde - Page 2

  • Education ?...

    Le numéro 38 de la revue Krisis, dirigée par Alain de Benoist, vient de paraître. Le thème retenu est celui l'éducation... Le sommaire est, comme toujours, particulièrement riche et comporte, notamment, un entretien avec Pierre Jourde.

    Le numéro est disponible à la commande sur le site de la revue Eléments ou sur le site des Amis d'Alain de Benoist.

    Bonne lecture ! 

     

     

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    Au sommaire du N°38 de Krisis :

    Fabrice Valclérieux / L’éducation : concept, évolution, finalité.

    Emma Demeester / L’éducation dans la Grèce antique.

    Jean-Louis Voisin / Aspects de l’éducation et de l’enseignement dans la Rome antique.

    Philippe Conrad / L’enseignement des Jésuites.

    Francis Marfoglia / Plaidoyer pour une pédagogie d’inspiration cartésienne.

    Henri Nivesse / Montaigne et l’éducation.

    Tanguy L’Aminot / Rousseau et l’éducation subversive.

    Philippe Evanno / La Révolution française et l'école : instruire, éduquer ou républicaniser.

    Document : Mgr Félix Dupanloup / L’éducation des enfants, entre fermeté des professeurs et autorité parentale.

    Michel Ostenc / Giovanni Gentile et l’éducation en Italie pendant le fascisme.

    Fabrice Valclérieux / De quelques philosophes qui ont pensé l’éducation.

    Alain Kimmel / Théoriciens et praticiens de pédagogies alternatives.

    Document : Louis-Ferdinand Céline / Pensons à l’école française.

    Alain Kimmel / L’enseignement en France : état des lieux.

    Entretien avec Pierre Jourde / Concentrer l’enseignement sur les savoirs fondamentaux et les humanités.

    Henri Nivesse / Les origines idéologiques de la crise de l’enseignement français.

    Henri Nivesse / Les opposants à la déconstruction de l’école.

    Le Texte : Hannah Arendt / L’éducation moderne.

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  • Les snipers de la semaine... (42)

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    Au sommaire cette semaine :

    - sur Causeur, Romaric Sangars dézingue Stéphane Hessel et son «catéchisme autoritaire post-moderne»...

    Feu sur l'ambulance

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    - sur Confitures de culture, Pierre Jourde rafale les journalistes de télévision et leur capacité à mettre en scène et à commenter l'absence d'information...

    Apothéose du rien

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  • Les snipers de la semaine... (36)

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    Au sommaire cette semaine :

    - sur son blog Confitures de culture, Pierre Jourde flingue les sectateurs de l'autofiction...

    Autofiction, le retour

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    - sur Les Influences, Emmanuel Amar mouche gentiment les médias français et leur absence de sens critique dans l'affaire des pandas géants...

    Les doudous de la propagande chinoise

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  • Les snipers de la semaine... (27)

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    Au sommaire :

    - sur son blog Confitures de culture, Pierre Jourde dézingue l'entreprise de démolition de l'université entreprise conjointement par la droite sarkozyste et l'UNEF...

    La licence dans une pochette surprise

     

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    - sur Valeurs actuelles, Denis Tillinac rafale la gauche sociétale et son refus de l'altérité sexuelle.

    L'altérité hors la loi

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  • Le bac, un droit pour tous ?...

    85,6 % de reçus au baccalauréat ! Trop fort ! Ca déchire grave !... Mais ce rabat-joie de Pierre Jourde vient casser l'ambiance et rappeller quelques cruelles vérités dans un texte publié sur son blog Confitures de culture...

     

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    Le bac, un droit pour tous

    Donc, le cru 2011 du bac s’avère excellent : 85, 6 % de reçus. On est bien contents.

    Un peu avant ces résultats, absolument inattendus, chaque année, ça ne manque pas, dans tous les médias, les marronniers fleurissent. Chaque année, c’est le même feuilleton haletant : comment bien réviser? Comment se préparer à la terrible épreuve? Chaque année, de doctes professeurs viennent expliquer dans le poste qu’il ne faut pas bachoter la veille mais se reposer et se détendre (contrairement au travail acharné auquel s’adonne le lycéen moyen au cours de son année). Chaque année, de doctes médecins viennent conseiller la même poudre d’ailes de chauve-souris qui boostera les facultés cérébrales pour affronter la terrible épreuve. Chaque année, micro en main, les grands reporters, n’écoutant que leur courage, font la sortie des centres d’examen et demandent aux rescapés si l’épreuve n’a pas été trop terrible.

    Et, à la fin, imperturbablement, 85,6 %.

    Ce brillant résultat appelle quelques remarques.

    D’abord, est-il absolument nécessaire de rejouer sans cesse, année après année, le même feuilleton à suspens et frissons, lorsqu’on sait que le happy end est inéluctablement au bout ? ça finit par ressembler à une comédie que le pays se donnerait pour se faire croire qu’il y a un enjeu. Comédie coûteuse.

    D’autre part, 14,4 % de recalés, cela signifie en gros que n’ont pas leur bac, mettons 10 % de gens qui ont commis des efforts désespérés dans le but de ne strictement rien foutre.( Ce qui ne garantit à personne, néanmoins, de ne pas l’obtenir.) Reste le petit 4,4% incompressible de ce que Coluche appelait les mal comprenants.

    Il y a là une injustice qui saute aux yeux : ce n’est pas parce qu’on est débile ou fainéant qu’on n’a pas le droit d’avoir son bac. Les crétins sont des hommes comme les autres. Inscrivons le droit inaliénable au bac dans la constitution!

    Ce qui nous amène à une première conclusion, qui a l’avantage d’allier la justice sociale et l’économie, ce qui n’arrive pas tous les jours : pourquoi ne pas tout simplement donner le bac à tout le monde ? Enfin, disons, allez, à tous ceux qui auront fini leur année de terminale ? Ce ne sont pas 14,4 % de reçus en plus qui changeront grand-chose à la qualité globale du recrutement.

    De nombreux experts estiment que la France doit produire plus de diplômés. Voilà un moyen bien simple d’en produire, moyen que l’on pourrait utilement étendre à tout le cursus universitaire, puisque l’idée, que dis-je le mot même de sélection est une sorte d’obscénité aux yeux des responsables politiques et des syndicats universitaires ? Jusqu’à présent, l’université s’emploie hypocritement à faire semblant de délivrer des diplômes au mérite, alors qu’il s’agit en réalité, réforme après réforme, de trouver tous les moyens possibles de les délivrer en très grande quantité. Soyons au moins cohérents, et donnons-les à tout le monde (disons à tous les étudiants assidus, sauf certificat médical, comme de juste). Là encore, le droit à la licence est en passe de devenir une conquête sociale fondamentale.

    Qu’il faille plus de diplômés, tout le monde en est d’accord. Reste le problème suivant: une longue pratique de la première année d’université permet de réaliser qu’une proportion notable d’étudiants, heureux titulaires du bac, disons, à vue de pays, un bon 50 % (à affiner, certes):

    - Ne saurait pas situer l’Irak sur un atlas. Ni la Tchéquie, d’ailleurs.

    - Ne parle couramment aucune langue vivante, après sept années à en étudier une ou deux.

    - Ne connaît rigoureusement rien des dogmes d’aucune religion.

    - Est convaincu que Napoléon a vécu au XVIIe siècle.

    - Ignore en quel siècle a vécu Mahomet et qui diable pouvait bien être Luther (un chanteur? )

    - Possède quatre cents mots de vocabulaire.

    - N’a lu aucun livre entièrement.

    - Commet 10 fautes par page.

    Seulement, si je dis ça, je suis réactionnaire. Ce qu’il faut que je dise, c’est qu’il est nécessaire que tout le monde soit diplômé, et qu’en outre les diplômes mesurent une vraie compétence. Là, je suis sympathique et moderne. Bon, alors d’accord.

    Tout de même, je voudrais bien comprendre, parfois, ce qui est arrivé à ces étudiants pendant leur parcours scolaire.

    Mais je préfère ne pas y penser, je ne veux pas être réactionnaire.

    Pierre Jourde (Confitures de culture, 16 juillet 2011)

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  • Pipis (et merdes) académiques...

    Nous reproduisons ci-dessous un article bien envoyé de l'écrivain Pierre Jourde, publié sur son blog Confitures de culture, à propos de l'affaire Piss Christ et de l'accadémisme de ma provocation dans l'art contemporain...

     

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    Pipis académiques

     

    Le monde artistique est régulièrement affecté par le même type d’événement, qui revient, cycliquement, avec la régularité d’un marronnier journalistique. A chaque fois, le rituel se déroule selon un immuable ordonnancement, jadis décrit avec précision par Philippe Muray. Un artiste présente une œuvre « provocatrice » quelconque. Diverses associations réagissent. Agitation médiatique de quelques semaines, qui oppose invariablement, à la liberté d’expression artistique, le respect dû aux croyants en ceci et aux sectateurs de cela. Après quoi on passe à autre chose, en attendant que ça recommence.

    En réalité, l’opposition de l’artiste libre et rebelle et des pauvres croyants atteints dans ce qui leur est le plus sacré est une pure escroquerie intellectuelle. Ils ont besoin l’un de l’autre, ils se nourrissent l’un de l’autre. Les croyants, parce que l’artiste leur fournit l’occasion de serrer les rangs et de se rassembler autour d’une foi qu’ils prétendent menacée, offensée, salie. L’artiste, parce que la réaction des offensés fait parler de lui, et lui confère le statut d’homme libre luttant par l’art contre l’obscurantisme.

    L’agitation récente autour du Piss Christ de Serrano n’a été qu’une nouvelle occurrence de ce gag à répétition. En elle-même, l’idée est pauvre. Compisser les idoles, c’est le degré zéro de la provocation artistique. Des catholiques bêtes réagissent bêtement et de manière prévisible, sur l’air connu : on n’a pas le droit de s’en prendre à la foi de millions de gens, respectons-la. Excellent pour eux : si on s’en prend au catholicisme, c’est bien la preuve qu’il est encore vivant. De son côté, voilà Serrano adoubé artiste critique, questionnant ceci, interrogeant cela, mettant en cause machin-chose. Le tour est joué. Rien n’a été dit, rien n’a été représenté, mais on a causé, chacun s’est conforté dans son image. Beaucoup d’imagerie, peu de sens.

    Serrano se construit une image d’artiste critique à bon compte. Ça ne fait jamais que trois siècles (au minimum) qu’en Occident on pratique l’exercice du blasphème envers Dieu, le Christ et les saints. Et, jusqu’en 1789, avec de vrais risques. Serrano n’est pas très original, le sujet est assez rebattu. Hara-Kiri a fait beaucoup  mieux et plus amusant sur le sujet. Et Serrano ne risque rien. Si : des pétitions et des tribunes dans Le Monde. Ouh là. C'est grave, certes, mais on en meurt rarement. C’est tout bénéfice : une bonne petite provoc sans risque, bien pépère, et hop, vous voilà par miracle peintre sulfureux, courageux, briseur d’idoles, rassemblant autour de lui les hérauts de la modernité et de la liberté.

    Là où Serrano serait vraiment courageux, ce serait d’exposer un « fuck Mahomet », par exemple. Mais  rien à espérer : il ne le fera pas. D’abord parce que ce serait vraiment risqué, pour le coup. Et puis parce qu’il serait immanquablement accusé de racisme, d'islamophobie, rangé avec  les identitaires, les marinistes, les pasteurs américains brûleurs de Coran. Or, l’artiste avisé se doit de se conformer au discours dominant dans son milieu, c’est-à-dire d’être progressiste, antiraciste, pour le métissage, etc. Il n’y a donc pour lui qu’une seule voie dans la provocation : s’en prendre au christianisme. Là, il sera dans son rôle. Il s’agit moins de conviction que d’assurer sa place dans le champ artistique, en se conformant à ce qui peut légitimement s’y faire. C'est ce que Muray appelait la rébellion de confort.

    Au fait, la conformité à une doxa dominante, la prévisibilité, la continuation d’une tradition, l’absence de contenu réel, ce ne serait pas un peu la définition de l’académisme ? Serrano est l’incarnation de l’académisme moderne.

    Pierre Jourde (Confitures de culture, 10 mai 2011)

     
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